Julien Creuzet Dys, mes dix gestes, en face à face

Collège Edgar Varèse, Paris 19e

2015

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©Kim Gipouloux
©Kim Gipouloux
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L’artiste

Né en 1986, Julien Creuzet vit et travaille à Paris. Il est représenté par la galerie Dohyang Lee. Il est diplômé de l’École des beaux-arts de Caen, du post-diplôme de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Lyon (ENSBA-LYON), du Studio national des arts contemporain - Le Fresnoy à Tourcoing.
Il a réalisé plusieurs expositions personnelles au FRAC Basse-Normandie à Caen (2015), au Centre d’art contemporain de Juvisy-sur-Orge, à la galerie Dohyang Lee à Paris (2013), à la fondation Sandretto Re Rebaudengo à Turin (2012), à l’École supérieure d’art et de design de Nancy (2016). Suite à sa résidence au centre d’art La Galerie à Noisy-le-Sec, il a participé à l’exposition collective intitulée Scroll infini, en 2015. En 2016 et 2017, il a également participé à différents projets, outre Orange Rouge, à l’exposition collective Contre-Formes au Centre Dramatique National de Caen, à la seconde biennale de Kampala en Ouganda ; il a également été lauréat de la résidence des Ateliers internationaux du FRAC Pays de la Loire ainsi que de la résidence Méthode Room à Chicago.

« Ensemble, nous avons posé
nos arabesques, sur les images,
d'hier. Nous avons posé "aujourd'hui,
sur hier".
Nous avons dit, nous avons écris!
Nous avons dit nos pensés fantasques,
Nous avons dit nos dessins,
suites de traits.»

Julien Creuzet, artiste

Le projet

Le langage, la langue orale et écrite, joue un rôle déterminant, vital dans l’art de Julien Creuzet qui prend la forme de vidéos, de photos et d’installations. Une parole incantoire et lyrique anime ses oeuvres. Dans ses vidéos, ça parle : vivants, humains, animaux, végétaux, et non-vivants parlent, ils sortent de leurs rôles, tels que les définit une cosmogonie moderne et occidentale. Julien a distribué aux élèves des ouvrages pédagogiques ou encyclopédiques des années 1950-1970, beaux livres d’art et de voyage, illustrés de photographies au style daté et désuet. L’artiste a demandé aux élèves de se les «approprier» : ceux-ci ont ainsi feuilleté quantité d’ouvrages, prélevant et arrachant à la main des pages sur lesquelles ils ont ensuite dessiné et écrit librement. Ces livres, qui illustrent une vision abstraite de l’humanité, transmettent une conception apparemment neutre et objective de l’histoire et de la géographie. Invités à en regarder les images, reproductions de «belles» photographies pour la plupart, et à y réagir, les élèves s’expriment en faisant parler les images : un dialogue s’instaure à distance, avec une histoire lointaine à maints égards, à travers des représentations stéréotypées qu’ils se réapproprient.